3 questions à Philippe Perrot
20/03/2014 21:00PERROT SE VOIT GAGNANT !
1° Le paysage électoral à St Gaudens semble se dessiner en votre faveur, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux que m’en réjouir, mais permettez moi de rester prudent. Gardons nous à la fois de l’euphorie et du défaitisme. Cinq listes vont s’affronter dimanche. Je constate que la concurrence à gauche – trois listes – est forte : le maire sortant semble désarmé. Il a même dû faire appel à un futur retraité de la police à St Gaudens, ancien animateur d’un syndicat positionné à droite, nul n’est parfait. Son rival à gauche, Duclos, lui a piqué l’adjoint aux finances pendant trois ans. Il y a des mariages qui invitent au divorce. Le front à gauche animé par Bruno Miquel suscite un enthousiasme politique nouveau qui risque de surprendre. Pour ma part, je suis engagé dans une campagne encourageante, une rencontre instructive avec des électeurs. Ceux-là devront faire valoir leur droit au changement, fondé sur l’intérêt de notre ville, le vivre mieux ensemble.
2° Cette mairie, vous la connaissez, vous l’avez dirigée. Que faut-il en penser ?
Un début de mandat difficile en 2001 en raison d’une situation financière très dégradée, révélée par le rapport d’une société d’audit indépendante et confirmée par la chambre Régionale des comptes en 2006. A notre arrivée, le ratio d’endettement était trois fois supérieur à celui des villes comparables. La communauté de commune fonctionne au détriment de la ville centre. St Gaudens apportant 80% des recettes en ne comptant que 60% de la population globale. Tous ces chiffres de la dégradation 1995-2001 et tous les autres sont accessibles et constituent autant de témoignages ? Qui étaient ensemble à la mairie à cette époque, Lépinay et Duclos, aujourd’hui « frères ennemis ». En politique, la jeunesse ne suffit pas… Malheureusement, les bancs du sénat ou de l’assemblée Nationale sont implicites. L’expérience est un capital irremplaçable. Une main peur suffire à saluer ses citoyens. Il en faut deux pour travailler et dénouer toutes les affaires d’une ville en déclin.
3° Le contrat de confiance entre les St Gaudinois et vous, qu’avez-vous à en dire ?
La confiance, voila le mot juste. La sincérité, la capacité de travail, l’attachement à sa ville, les compétences partagées s’imposent aussi. Dans une ville de plus de 10 000 habitants, la charge municipale est lourde. J’en ai fait l’expérience, j’en ai tiré les enseignements pou réussir ensemble le projet 2014-2020. Je suis conscient du potentiel réel de notre ville et de tous ses atouts. Il a fallu se battre pour maintenir la ville au dessus de 10 000 habitants, garder la sous-préfecture et protéger nos infrastructures toujours menacées. L’état et les textes de loi exigent de plus en plus du maire. Le non cumul va s’imposer par la raison, et à vouloir tout faire on finit par ne plus rien faire de bon. J'invite les électeurs à compter sur la liste « St Gaudens énergie » pour retrouver la confiance en notre ville et en son avenir. Avec mon équipe, nous proposons aux Saint-Gaudinois une « Energie rassurante » pour faire avancer la commune de nos enfants vers un avenir meilleur.
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